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La Mosquée Ketchaoua d'Alger

De ses fiers minarets qui surplombent la rade, la Ketchaoua veille sur la médina. Témoin de la présence des corsaires et des Turcs, la mosquée devient la cathédrale des Européens sous la colonisation. Mais l’indépendance lui rend sa destination première, l’islam.

Édifice surprenant par le mélange des styles romano-byzantin et turco-arabe, la mosquée Ketchaoua fut le centre d’un quartier animé entre la citadelle et la rade d’Alger. Témoin et mémoire de l’histoire d’Alger, elle raconte les frères Barberousse, les deys ottomans, puis la période coloniale qui la voua au culte chrétien dès 1832, et enfin son retour à l’islam après l’indépendance de l’Algérie en 1962.
La visite du quartier révèle derrière des façades discrètes le raffinement des demeures qui témoignent de l’âge d’or de la Casbah. Le lacis des ruelles en escalier, l’animation des cafés et des commerces, la vitalité des hammams sont l’héritage des cultures brassées autour de la Méditerranée. Mais la colonisation a laissé ses marques à travers ses grands travaux : percement d’avenues, ouvertures de places, construction d’églises.
Émouvant, animé, secret et surprenant, le quartier de la Ketchaoua se cherche une nouvelle identité dans la Casbah inscrite par l’Unesco au patrimoine mondial.